|


Mary
Baker Eddy découvreuse et fondatrice de la Christian Science
(Science Chrétienne) est largement reconnue en dehors de
son Eglise comme l’une des figures religieuses les plus remarquables
des temps modernes.
Parmi les différentes distinctions que Mrs Eddy a obtenues il
y a celle donnée par le gouvernement français en 1907 lors
de l’Exposition Internationale du Livre à Paris où elle
a été nommée « officier d’académie ».
En octobre
1995, elle a fait partie des dix huit femmes américaines
éminentes sélectionnées pour figurer au Panthéon
National des
femmes
célèbres.
Le 25
septembre 2002, le Congrès des Etats-Unis a adopté
à l’unanimité une résolution reconnaissant
que Mary Baker Eddy
«
a occupé le devant de la scène internationale de son
vivant en tant que fondatrice de la Christian Science et [qu’elle]
a été la première femme aux Etats-Unis à
fonder et à diriger une religion qui est devenue un mouvement
international dont les membres se comptent dans 139 pays ».
Cette
récente résolution rend hommage à Mary Baker
Eddy pour son œuvre et sa contribution remarquables. De nombreuses
résolutions similaires ont été adoptées
dans divers états et diverses municipalités des Etats-Unis.
Mary
Baker est née le 16 juillet 1821 en Nouvelle Angleterre,
dans une ferme à Bow, dans le New Hampshire aux Etats-Unis.
Elle fut élevée dans une famille calviniste avec ses
trois frères et deux sœurs. La Bible fut au centre de
son éducation, sa mère lui parlant souvent du pouvoir
guérisseur de Dieu.
Depuis
sa plus tendre enfance et jusqu’à sa découverte
de la Science Chrétienne, elle fut de santé délicate,
raison pour laquelle il ne lui fut pas possible de suivre une scolarité
normale. Elle fut donc instruite à la maison, en particulier
par son frère Albert qui était avocat et travaillait
à l’étude de Franklin Pierce. Albert lui donna
des leçons notamment de langues anciennes (hébreux,
grec et latin).
Très
tôt, elle fut attirée par la spiritualité. Dans
son autobiographie intitulée Rétrospection et
Introspection elle écrit : « Dès mon enfance
même, j’étais poussée, par une faim et
une soif des choses divines – par un désir de quelque
chose de meilleur, de plus élevé que la matière,
et en dehors d’elle – à rechercher diligemment
la connaissance de Dieu comme étant le seul grand soulagement
toujours présent au moment des malheurs humains. »
(p.31)
Le début
de sa vie d’adulte fut marqué par des événements
très pénibles. 1841 fut l’année du décès
de son frère Albert pour lequel elle avait une grande affection
et beaucoup d’admiration. Deux ans plus tard elle épousa
George Glover, un entrepreneur en bâtiments avec qui elle
partit s’établir à Charleston, en Caroline du
Sud.
Mais
six mois après leur mariage son mari contracta la fièvre
jaune et mourut. La jeune veuve retourna vivre dans la maison de
ses parents, où elle mit au monde un fils qu’elle prénomma
Georges. Malheureusement sa santé se détériora
encore et elle ne put s’occuper de son enfant qui fut placé
en nourrice.
Son mauvais état de santé chronique et des difficultés
personnelles de plus en plus nombreuses la poussèrent à
approfondir la question de la responsabilité de Dieu dans
les souffrances humaines. L’idée que Dieu avait le
pouvoir de guérir ne la quitta jamais. Elle fut amenée,
dans sa recherche personnelle de la santé, à expérimenter
simultanément diverses méthodes de guérison,
parmi lesquelles l’homéopathie et le mesmérisme
pratiqué par Phinéas Quimby. Elle n’en reçut
aucune guérison permanente.
Mais
ces différentes expériences renforcèrent en
elle la conviction que la maladie était de nature essentiellement
mentale. Elle se trouva par là même stimulée
dans sa recherche d’un principe spirituel universel qui avait
dû, elle en était de plus en plus convaincue, être
à la base des guérisons mentionnées dans le
Nouveau Testament.
En 1853 elle épousa Daniel Patterson, dentiste itinérant.
Il lui avait promis de reprendre son fils à la maison, mais
il ne tînt jamais parole. Ce mariage n’apporta pas à
Mary le foyer stable qu’elle espérait. Après
une douzaine d’années de mariage chaotiques, elle finit
par divorcer.
En
février 1866, Mary Baker fit une mauvaise chute sur un trottoir
recouvert de glace et resta inanimée. Le médecin diagnostiqua
une commotion cérébrale et une paraplégie consécutive
à une dislocation de l’épine dorsale.
A sa demande, on la transporta chez elle mais son état empira.
Alors qu’on la croyait mourante, elle demanda à rester
seule avec sa Bible.
Voici comment Mary Baker Eddy décrit elle-même ce qui
se passa :
«
Le troisième jour après l’accident, je demandai
ma Bible et l’ouvris au chapitre neuf de Matthieu, verset
2. Pendant que je lisais, la Vérité qui guérit
se fit jour dans mon esprit, et le résultat fut que je me
levai, m’habillai et que, par la suite, je fus en meilleure
santé que je ne l’avais été auparavant.
Il y avait dans cette brève expérience une lueur de
la grande vérité que j’ai cherchée depuis
à rendre claire aux autres, savoir la Vie dans l’Esprit
et de l’Esprit, cette Vie étant la seule réalité
de l’existence. » (Ecrits divers, p.24)
Elle
consacra les trois années qui suivirent, de 1866 à
1869, à une étude approfondie de la Bible et travailla
à comprendre et à démontrer ce système
de guérison qu’elle appela Christian Science.
Durant
cette période, ses possibilités financières
étant limitées, elle passait d’une pension à
l’autre, tout en continuant à développer ses
idées grâce à la prière et à l’étude
de la Bible, en pratiquant la guérison et en enseignant autour
d’elle. Pour ses élèves, elle écrivit
une brochure intitulée « Science of Man » [ La
science de l’homme ], pour laquelle elle obtint un copyright
en 1870.
Mary
Baker Eddy se rendit compte qu’il était nécessaire
d’écrire un livre qui expliquerait comment ces lois
divines pouvaient être mises en pratique. En 1875 elle publia
Science et Santé
avec la Clef des Ecritures qui est l’ouvrage fondamental
de la Science Chrétienne et en contient l’exposé
complet. Il est aujourd’hui traduit en 17 langues ainsi qu’en
Braille.
En 1877, elle épousa Asa Gilbert Eddy, l’un de ses
élèves qui fut le premier étudiant à
se déclarer publiquement praticien de la Science Chrétienne.
| Son travail en tant que fondatrice |
|
En
1879, Mrs Eddy créa à Boston, L’Eglise du Christ,
Scientiste. Son but était d’ « organiser une
église destinée à commémorer la parole
et les œuvres de notre Maître [Jésus Christ],
et à rétablir le christianisme primitif et son élément
perdu de guérison. » Manuel d’Eglise
p.17. L’autorisation légale d’établir
cette église fut obtenue en juin 1879 et
les
membres demandèrent à Mrs Eddy de devenir leur pasteur.
Durant l’année 1880 elle donna de nombreuses conférences
sur la Science Chrétienne devant de larges audiences à Boston,
New York, Philadelphie, Washington et Chicago.
En
1881 elle établit à Boston le "Massachusetts
Metaphysical College" avec l’autorisation de l’Etat.
Une loi relative aux collèges ayant été votée,
cette loi lui donna le droit de fonder cet institut dans un but
médical. Elle y enseigna les méthodes scientifiques
de guérison spirituelle. Quatre mille élèves
y furent instruits par Mrs Eddy. En 1889, elle décida de
fermer son College alors en pleine prospérité, pour
se consacrer exclusivement à la préparation de la
révision de Science et Santé.
Suite au décès soudain de son mari en 1882, elle dut beaucoup
lutter pour vaincre le chagrin et un sentiment d’abandon. Mais,
convaincue qu’elle avait une mission à accomplir et fermement
arrimée à ses convictions, elle poursuivit son œuvre.
Un
an plus tard, en 1883, elle lança le premier périodique
de son Eglise "The Christian Science Journal". Elle en
fut la première rédactrice. Grâce à ce
mensuel, elle put atteindre un public plus nombreux, répondre
aux questions que posaient de nombreuses personnes et montrer clairement
ce qui distingue la Science Chrétienne des autres systèmes
de guérison.
Rapidement
elle fut amenée à créer de nouveaux outils
permettant d’approfondir l’étude de la Science
Chrétienne, tels que, en 1890, la Leçon
biblique publiée dans le "Livret trimestriel de
la Christian Science". Ce livret propose une étude hebdomadaire
de 26 sujets définis par Mrs
Eddy et qui reviennent donc deux fois par an.
En
1889 Mrs Eddy prit la décision de dissoudre l’Eglise
qu’elle avait organisée auparavant et dont la structure
initiale ne la satisfaisait pas. Trois ans plus tard, elle réorganisait
l’institution en la dotant d’une structure qui n’a
pas changé depuis : L’Eglise Mère, La Première
Eglise du Christ, Scientiste, à Boston
www.churchofchristscientist.org et ses filiales dans le reste
du monde. Elle fit adopter de nouveaux statuts, de nouvelles règles
de fonctionnement et des articles
de foi qui furent publiés dans le Manuel d’Eglise
en 1895.
La
même année, Mrs Eddy modifia le sermon du dimanche
en remplaçant la prédication personnelle par la lecture,
faite par deux membres élus démocratiquement, de la
Bible et de son livre d’étude Science et Santé
avec la clef des Ecritures. Elle institua ainsi un pasteur
impersonnel pour son église et les filiales à travers
le monde.
A Boston, un édifice fut construit et achevé en 1894 pouvant
accueillir 1100 personnes. Le bâtiment étant devenu trop
petit, une annexe fut édifiée et inaugurée en 1906,
pouvant accueillir cinq mille personnes.
Au
cours des années suivantes, Mary Baker Eddy créa d’autres
périodiques comme en 1898 l’hebdomadaire, "The
Christian Science Sentinel", en 1903 le mensuel en allemand
intitulé "Der Christian Science Herold" qui paraîtra
également en d’autres langues comme le français
en 1917, (Le Héraut de la Christian Science). De nos jours
ce magazine est publié en douze langues. www.leherautcs.com
En
1908, à quatre vingt huit ans, elle lança un quotidien
qui existe toujours aujourd’hui et est mondialement connu
: "The Christian Science Monitor". Publié de nos
jours à 125 000 exemplaires, ce journal a reçu depuis
sa création sept prix Pulitzer. www.csmonitor.com
Mary Baker Eddy décéda le 3 décembre 1910.
Elle laisse une œuvre considérable dont l'ensemble des
écrits sont notamment accessibles au public à Boston
à « The Mary Baker Eddy library for the Betterment
of humanity » [ Bibliothèque Mary Baker Eddy pour le
progrès du genre humain ] inaugurée en septembre 2002.
www.marybakereddylibrary.org
|